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Adieu, mon utérus

Mangaka: Yuki Okada
Editeur: Akata
Année VF: 2019 (VO: 2017)
192 pages

Manga - Autobiographie

Quatrième de couverture:
Yuki Okada, à trente-trois ans, a tout pour être comblée : mariée et heureuse, mère d’une petite fille, elle exerce également le métier qu’elle aime – autrice de mangas. Aussi, quand elle consulte son médecin à cause de règles anormales, elle ne se doute pas de la terrible nouvelle qui l’attend : malgré son jeune âge, elle développe en effet un cancer du col de l’utérus. Chamboulée et perdue, elle ne saura d’abord pas comment réagir, et affronter cette épreuve que la vie lui impose… Pourtant, très vite, elle comprend qu’il lui faudra faire des choix. Mais entre les avis de ses proches et du corps médical, comment savoir ce qu’elle souhaite vraiment ?

Mon avis:
Ce n'est pas nouveau, ceux qui suivent mon blog le savent, je suis particulièrement amatrice d'autobiographies. C'est pourquoi, lorsque je suis tombée sur ce titre au rayon mangas adultes de la médiathèque, j'ai été immédiatement attirée, malgré les dessins qui ne me plaisaient pas et le rose omniprésent sur cette couverture (j'ai horreur du rose...).

J'ai trouvé le récit intéressant, par 2 aspects. Le premier, c'est bien sûr le vécu de l'autrice, son combat contre la maladie, son ressenti, ses états d'âmes, qui sont plutôt bien amenés. Le second, c'est l'immersion dans la culture japonaise, leur système de santé bien sûr, mais aussi la société, le rapport au travail, la place des hommes et des femmes... Bien sûr, on ne peut faire d'un cas particulier une généralité, mais j'ai tout de même trouvé cet exemple intéressant.

Cependant, le style graphique, très enfantin, m'a profondément rebutée. De bout en bout j'ai eu la sensation que l'autrice se dessinait comme une petite fille. De plus, je trouve que tout passe trop vite, que les relations ne sont pas suffisamment approfondies, notamment en ce qui concerne les ressentis de Yuki Okada, mais également ceux de l'entourage. Elle y consacre quelques pages, mais de façon assez pudique finalement. C'est étrange de ressentir tant de pudeur en ce qui concerne les sentiments des gens quand les détails de la maladie, eux, ne sont pas omis. J'ignore si c'est volontaire, si c'est par respect par rapport à son entourage, mais cela m'a empêchée de ressentir beaucoup d'émotions du coup... Est-ce que le côté enfantin des dessins a desservi le message? Je crois que oui.

Cela reste pour moi une lecture intéressante, notamment pour les personnes qui ont un cancer de l'utérus ainsi que pour leur entourage. Cela peut les aider à mieux accepter la maladie, et à comprendre les processus de guérison. De plus, on ne sombre à aucun moment dans le mélodrame, et c'est un regard qui peut être un soutien.
Pour les personnes qui ne se sentent pas concernées par le sujet, cela reste très intéressant à mon avis, car la maladie n'arrive pas qu'aux autres, et qu'il est toujours intéressant d'en savoir un peu plus sur cette maladie assez méconnue, finalement, et très souvent tabou (de toute façon, tout ce qui touche à l'utérus, en règle générale, personne n'en parle et c'est regrettable). Alors, bravo à la mangaka d'avoir eu le cran de témoigner, et aux éditeurs de l'avoir rendu accessible au public!

Adieu, mon utérus

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